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Harry Potter et l’enfant maudit x J.K. Rowling, John Tiffany & Jack Thorne

Comment passer à côté de la suite d’un chef d’œuvre qui a bercé mon enfance et engendré toute une génération de fans à travers le monde ? Je parle évidemment du dernier « Harry Potter et l’enfant maudit », œuvre théâtrale très – trop – largement inspirée des romans de celle dont on ne doit plus présenter le parcours ni le nom : J.K. Rowling. Cette dernière a d’ailleurs prêté une nouvelle fois sa plume afin de concocter ce nouvel opus, qui est avant tout une pièce de théâtre réalisée et mise en scène par John Tiffany et Jack Thorne.

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L’histoire reprend exactement là où on l’avait laissée, à la gare de King’s cross, en présence de nos sorciers préférés : Harry Potter, Hermione Granger, Ron Wesley et de leurs progénitures. C’est maintenant au tour de leurs joyeux bambins d’aller se frotter aux cours de défense contre les forces du mal et de rejoindre les différentes maisons qui ont fait la renommée de sorciers bienfaisants mais aussi de sombres personnages.

Ainsi s’ouvre cette nouvelle histoire centrée principalement sur l’un des fils d’Harry, Albus Severus Potter et son ami, Scorpius Malefoy. En pleine rébellion adolescente, les deux inséparables – au grand dam de leurs parents ennemis– se sentent exclus et incompris du reste du monde. En découleront des retours dans le temps, des erreurs d’enfants ronchons et des prises de tête générales. Les scènes souvent courtes et dépouillées ont la couleur d’un livre passionnant, l’odeur d’un roman haletant et la texture d’une belle madeleine de Proust. Pourtant, cette pièce n’est rien qu’une illusion, à peine une sensation…

En effet, c’est sans grand plaisir que l’on retrouve des personnages qui n’ont plus de saveurs et qui semblent avoir été complétement figés dans le temps. Alors que certains sont restés exactement les même, d’autres sont aussi lisses qu’une feuille de papier. On retrouve également des anciens coups de cœur qui sont à peine nommés ou trop brièvement explorés pour être appréciés. En conclusion, la nostalgie n’a même pas le temps de faire effet.

En ce qui concerne les petits nouveaux, on n’a carrément pas le temps de s’y attacher et on les trouve seulement ingrats, geignards ou agaçants. On a un peu l’impression d’être au centre d’une vaste mascarade, d’un magistral coup marketing, pris en otage jusqu’à la fin et essayant de retrouver la magie des 7 premiers romans.

En définitif, on termine cette pièce très rapidement. Une envie d’en terminer le plus vite possible ou de connaître la suite ? C’est dur à dire… On prend la même histoire et les mêmes personnages que précédemment et on recommence. Je pense que cela résume assez bien cette œuvre, que les fans du sorcier le plus connu du monde, se sentiront obligés de commencer.

Harry Potter et l’enfant maudit aux Éditions Gallimard – 2016

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