Metro 2033 x Dmitri Gloukhovski

Plongeons dans l’univers sombre et étouffant du célèbre « Metro 2033 » de Dmitri Gloukhovski, livre que j’ai abordé précédemment en le classant parmi mon top 5 des meilleurs romans apocalyptiques. Premier tome d’une trilogie désormais culte, du fait notamment de la sortie du jeu vidéo basé sur l’histoire des romans, Metro 2033 est une petite perle du genre.

Artyom, jeune russe orphelin, vit dans les entrailles du métro depuis sa plus tendre enfance. Rescapé d’une guerre nucléaire mondiale qui a réduit à néant la quasi-totalité de l’espèce humaine, il survit tant bien que mal dans l’une des stations moscovites qui sont désormais habitées par les hommes. Alors que l’air des villes est devenu irrespirable, que l’espoir de retourner un jour à la surface s’amenuise et que des mutants tentent de pénétrer les couloirs du métro, notre héros du jour va partir en quête de vérité.

Guidé par de nombreux personnages tout au long de son périple, Artyom s’enfonce au cœur du métro. Il va faire la rencontre d’hommes courageux, volontaires, sûrs de leurs convictions et parfois un poil illuminés qui l’aideront à poursuivre sa route et accomplir son destin.

Ce livre est certes un roman post-apocalyptique qui fait intervenir de nombreuses créatures dantesques mais c’est avant tout, un récit initiatique. Les étapes de son voyage sont autant de possibilité d’en apprendre davantage sur le monde dans lequel il vit mais également sur son passé et sur qui il est vraiment. Et il est parfois plus facile de vivre dans le noir complet que de se confronter à la dure vérité…

L’univers peint par l’auteur est complexe et foisonnant. Les détails énoncés, les particularités émotionnelles des personnages, les lieux décrits avec une précision redoutable et l’atmosphère envoutante du roman maintiennent le lecteur en haleine page après page. On s’y croirait ! Alors que j’avais eu quelques difficultés à rentrer dans l’histoire, à repérer les différentes stations sur la carte et à m’attacher au héros, je me suis finalement laissée entrainer par les talents narratifs et stylistiques de l’auteur (et du traducteur).

Et puis, comme je prends le métro parisien tous les jours, j’ai pu m’immerger entièrement dans l’ambiance du roman. J’imaginais les couloirs sombres du métro, les stations éclairées par des lumières rougeâtres, les possibilités de construction dans les plus grandes artères, etc… Une œuvre découverte au salon du livre, alors que la Russie était mise à l’honneur, que je ne regrette pas d’avoir commencée. J’ai hâte de découvrir la suite de la trilogie – qui est entièrement disponible à ce jour – dont je vous ferai part ici !

Metro 2033 – Le livre de poche – 2010

Leave a Comment