The killing joke

Batman : The Killing joke x Moore & Bolland

Dans « Batman : The killing Joke » (Rire et mourir ou Souriez! en français dans le texte), Alan Moore à la plume et Brian Bolland au crayon, remettent au gout du jour une vieille rivalité ; celle de Batman et du Joker. Cette bande dessinée, très noire et colorée, nous replonge dans une dualité qui nous berce depuis notre tendre enfance tout en explorant la complexité pouvant jaillir d’une relation d’inimitié. Bluffant !

Batman

Alors que Batman suit sa route de justicier chauve-souris à l’ombre de toute suspicion sur sa réelle identité, le Joker a quant à lui, une nouvelle fois, réussi à s’évader de prison. Batman se prépare alors à la prochaine attaque de son ennemi mortel et s’interroge sur cette relation autodestructrice qui les lie depuis si longtemps. En parallèle, on est plongé dans le passé du clown triste – première incursion dans sa vie privée pour ma part – et on découvre l’origine de sa haine. Ou comment une seule journée peut vous faire basculer du côté obscur de la force et de la folie…

L’histoire est sombre, violente et poisseuse. L’introspection est au cœur de l’histoire et c’est finalement ce que l’on retiendra de cette aventure (quelques victimes collatérales également). En tous cas, l’Auteur de cette réflexion nous offre une nouvelle opportunité de repenser le récit et ce chassé-croisé mythique.

Finalement, on apprécie que les personnages ne soient ni tout noir ni tout blanc et que la magie continue tout de même à opérer. On remarquera aussi et surtout une fin qui laisse libre court à l’interprétation et au mystère, une fin ambiguë qui change notre perception du tout au tout.

En bref, une nouvelle vision d’un super héros et d’un psychopathe qui est somme toute rafraichissante que j’ai beaucoup apprécié. Finalement, ces 46 pages suffisent largement à nous satisfaire et attiser notre curiosité.

The killing Joke – Panini – 1998

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