Surface x Olivier Norek

Surface d’Olivier Norek est un roman policier, lecture parfaite pour l’été et qui n’a rien à envier aux écrits du même genre. Absente de ce style littéraire depuis fort longtemps, j’ai eu plaisir à le redécouvrir, à travers une intrigue extrêmement prenante et bien ficelée.

L’histoire s’ouvre sur une intervention policière. Noémie Chastain, capitaine de police, est lourdement blessée au cours de cette opération. Véritable gueule cassée et psychologiquement fragilisée par le traumatisme qu’elle a vécu, notre héroïne est contrainte et forcée par sa hiérarchie de se mettre au vert, dans un petit commissariat sans histoires au milieu de nulle part. Evidemment, la petite escapade reposante va vite se transformer en enquête à tiroirs. Un moyen de renouer avec sa passion pour le métier mais surtout avec elle-même.

En grand spécialiste du suspens, l’auteur réussit à nous embarquer dans son univers et ce, dès les premiers pages du roman. En effet, certains sujets comme le PTSD mais aussi les mécanismes internes de la police française sont décrits avec brio et apportent de la véracité au récit. De plus, le style fluide de l’auteur donne du rythme à l’histoire. Ainsi, sans prétentions littéraires aucunes, on apprécie l’impact des mots et le stylé décomplexé d’Olivier.

Elle cligna de l’œil, une fois.
De l’autre côté du miroir, l’étrangère cligna aussi.
Elle s’était préparée à voir son visage, même accidenté, mais ce n’était plus son visage. Elle ne s’identifia pas à l’écorchée d’anatomie qui la fixait.
« C’est mon moi mort que je regarde. »

Et puis, l’affaire est bien calibrée. Il est difficile de s’imaginer la fin en lisant les premières pages du roman, à part pour les histoires d’amour peut-être… Les personnages sont globalement intéressants et disposent d’une certaine profondeur qui apporte de la consistance au récit. Le sympathique coéquipier, le voisin violent et taciturne ou encore l’ex petit copain couard ornent joliment ce dernier.

A priori peu friande des histoires policières à la française ; ayant davantage de difficultés à être embarquée dans des environnements franco-français – c’est moins exotique, force est de constater que cela n’a pas été le cas avec Surface. Un sentiment positif donc à la lecture de ce roman qui se dévore très rapidement.

Surface –  Editions Pocket – 2020

Comments

  1. Je suis en phase! C’est un roman de bonne facture qui cache bien son intrigue jusqu’au bout ! On s’attache à cette héroïne au parcours personnel semé d’embûches.

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